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Estimation du nombre de femmes qu’il faudrait vacciner afin de prévenir les maladies et les décès liés aux VPH

Un vaccin contre les types 6, 11, 16 et 18 du virus du papillome humain (VPH) peut maintenant être utilisé au Canada et dans beaucoup d’autres pays. Un modèle de cohorte de l’histoire naturelle de l’infection à VPH a été élaboré. Les simulations du modèle étaient fondées sur 209 ensembles de paramètres différents qui reproduisent les données canadiennes propres au type de VPH pour l’infection, la néoplasie cervicale intraépithéliale, le cancer du col de l’utérus et les condylomes génitaux.

Le nombre de femmes qu’il faudrait vacciner a été calculé comme étant le nombre de femmes qui devraient être vaccinées pour prévenir un événement lié au VPH au cours de leur vie. Parmi les filles de 12 ans, on a estimé que le nombre qu’il faudrait vacciner afin de prévenir un épisode de condylomes génitaux s’établirait à 8 (intervalle de crédibilité (ICr) à 80 %, 5–15)) et à 324 (ICr à 80 %, 195–757) pour prévenir un cas de cancer du col de l’utérus. Ces estimations reposent sur l’hypothèse selon laquelle le vaccin protège pendant toute la vie et son efficacité est de 95 %. Si l’on suppose que la protection assurée par le vaccin diminue de 3 % par année, le nombre prévu de doses nécessaires pour vacciner la population passerait à 14 (ICr à 80 %, 6–18) et 9 080 (ICr à 80 %, 1040 – ne prévient pas) respectivement. Ce dernier chiffre diminuerait considérablement avec l’ajout d’une dose de rappel et tomberait à 480 (ICr à 80 %, 254–1572).

Les prévisions établies par le modèle donnent à penser que la vaccination contre le VPH avec le vaccin actuellement disponible pourrait réduire considérablement l’incidence des condylomes génitaux, des néoplasies cervicales intraépithéliales et des cancers du col de l’utérus. Cependant, les avantages (en particulier sur le plan de la réduction du nombre de cas de cancer du col de l’utérus) dépendent toutefois énormément de la durée de la protection assurée par le vaccin, dont les preuves sont actuellement limitées.

Source : Journal de l’Association médicale canadienne, vol. 177, nº 5, le 28 août 2007