LGV - Mise à jour

En date du 1er septembre 2007, 88 cas de lymphogranulome vénérien (LGV) ont été rapportés à l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) dont, selon la définition de cas des maladies faisant l’objet d’une surveillance nationale, 43 sont des cas confirmés et 45 sont des cas probables.

Les symptômes du premier cas signalé ont débuté en novembre 2001, alors que dans le cas suivant, ils sont apparus en septembre 2003; le cas le plus récent semble avoir commencé à manifester des symptômes en octobre 2006. Les manifestations initiales les plus courantes étaient les symptômes anorectaux (rectite, selles sanguinolentes) et l’adénopathie inguinale (œdème). Tous les cas signalés jusqu’à maintenant étaient des hommes, la plupart âgés entre 30 et 45 ans.  La majorité des cas, pour lesquels on disposait de renseignements sur l’origine ethnique, ont été identifiés comme étant caucasiens. La plupart des cas ont fait état de relations sexuelles récentes, souvent non protégées, avec un ou des partenaires masculins, survenues le plus souvent dans des bains publics, bien que les rapports sexuels dans des résidences privées et avec des partenaires rencontrés sur Internet fussent également couramment rapportés. La pénétration avec le poing (fisting), le partage de jouets sexuels et l’introduction de cristal méthamphétamine dans le rectum ont également été rapportés mais par un nombre limité de cas. Tous les cas sauf deux ne semblent pas être liés à un voyage dans des régions endémiques ou des zones où des éclosions de LGV ont été signalées à l’extérieur du Canada.

Une infection concomitante par le VIH, d’autres ITS et l’hépatite C étaient des problèmes courants chez les cas signalés. En fait, 35 cas de LGV sur 45 (77,8 %) étaient infectés par le VIH et 16 cas sur 49 (32,7 %) étaient co‑infectés par la syphilis; tous les cas de LGV qui étaient positifs pour l’hépatite C (5 cas) étaient également positifs pour le VIH. Comme dans le cas d’autres ITS, le fait d’être atteint de LGV peut accroître le risque de contracter ou de transmettre le VIH, d’autres ITS et des pathogènes transmissibles par le sang tels que les virus de l’hépatite B et C.