Herpès génital
Présentation
NOUVEAU! LES FEUX SAUVAGES OU L'HERPÈS BUCCAL
LES FEUX SAUVAGES FREINENT LES ÉLANS
Dans 54 pour cent des cas, les lésions incommodantes des feux sauvages ont empêché les personnes atteintes d’embrasser des êtres chers.
MONTRÉAL, Québec (le 22 mai 2003) -- Les feux sauvages peuvent freiner les élans de ceux qui en souffrent. Lors d’un récent sondage mené au Canada par Ipsos Reid, 54 pour cent des personnes qui souffrent de feux sauvages ont dit que leur infection les avait empêchées d’embrasser des êtres chers, par exemple leur conjoint(e), leurs parents et leurs amis. Les résultats du sondage révèlent en outre que les feux sauvages entraînent de la gêne, de la frustration et un manque d’assurance chez 55 pour cent des personnes atteintes. Certaines d’entre elles (9 pour cent) sont même allées jusqu’à annuler une rencontre sociale en raison d’une poussée.
Avec l’approbation par Santé Canada de Valtrex© (chlorhydrate de valacyclovir), le premier traitement antiviral d’un jour par voie orale pour les feux sauvages, les personnes atteintes disposent maintenant d’une option thérapeutique pour combattre leur infection. Valtrex, qui s’est montré capable de réduire la douleur et la durée d’une éruption de feu sauvage lorsqu’il est pris à la première sensation de picotement, de démangeaison ou de brûlure ou au premier signe d’une poussée, peut apporter un soulagement à ceux qui souffrent de ces lésions incommodantes.
« Le traitement par Valtrex© ne dure qu’une journée. Il stoppe la croissance du virus à la source », dit le Dr Michel Lassonde, dermatologue. « Valtrex© est capable non seulement d’écourter l’éruption, mais aussi de soulager la douleur et les sensations pénibles associées aux feux sauvages, plus rapidement qu’un placebo. »
À PROPOS DES FEUX SAUVAGES ET DE VALTREX©
Parfois appelés herpès buccal ou boutons de fièvre, les feux sauvages sont des lésions ou des ulcères très contagieux qui se forment sur le contour extérieur de la bouche et qui durent généralement de sept à dix jours. Les personnes qui souffrent de feux sauvages éprouvent généralement une sensation de picotement sous la surface de la peau avant que les lésions n’apparaissent. On recommande aux personnes atteintes d’éviter les baisers et le contact direct avec les lésions et de bien se laver les mains immédiatement après avoir touché le feu sauvage.
Selon les estimations, de 20 à 40 pour cent de la population adulte souffrent de feux sauvages. Règle générale, les personnes atteintes auront trois ou quatre feux sauvages par année. L’exposition à certains facteurs déclenchants tels que le soleil, le stress, la fatigue et les fluctuations hormonales peut causer une éruption.
La posologie recommandée de Valtrex© dans le traitement des feux sauvages est de deux grammes deux fois par jour pendant une journée seulement (période de 24 heures). Il doit s’écouler environ 12 heures, et au minimum six heures, entre la première et la deuxième dose. Le traitement devrait être amorcé dès le premier symptôme de feu sauvage (p. ex., sensation de picotement, de démangeaison ou de brûlure). Il n’y a pas de données sur l’efficacité de Valtrex© lorsque le traitement est entrepris après l’apparition des signes cliniques d’un feu sauvage (p. ex., cloque, bosse ou lésion à vif). Les effets indésirables possibles de Valtrex dans le traitement des feux sauvages comprennent les céphalées (maux de tête) et les étourdissements.
L'herpès génital
Vous venez juste de recevoir un diagnostic d’herpès, vous croyez souffrir de l’herpès, ou votre partenaire vient de vous informer qu’il est infecté par l’herpès… Vous êtes inquiet, dépassé par les événements ou en état de choc. Essayons de placer les choses en perspectives – l’éducation constitue une étape importante dans le traitement et la prise en charge de l’herpès.
Quelles sont les causes de l'herpès ?
Les virus de l’herpès sont très répandus dans notre société et sont responsables de plusieurs genres d’infections; à titre d'exemple, la varicelle et la mononucléose sont causées par des virus appartenant à la famille des virus de l’herpès. L’herpès génital est assez fréquent… Environ 25 % de la population adulte serait infectée par le virus de l'herpès simplex (VHS) de type 2. L’herpès est causé par un virus dont il existe deux types (qui affectent les muqueuses buccales et/ou génitales) : l’herpès simplex de type 1 (VHS-1) et l’herpès simplex de type 2 (VHS-2). De 98 à 99 % des « feux sauvages » typiques buccaux sont causés par le virus de l'herpès de type 1. Quand à l'herpès génital, de 20 à 40 % (selon différentes études) des cas sont causés par le type 1, et de 60 à 80 % sont causés par le type 2. Ainsi, le type 2 affecte le plus souvent les dermatomes génitaux.
Le dénominateur commun des virus de l’herpès simplex (VHS) est leur habileté à récidiver ou à se réactiver. Le virus s’introduit dans l’organisme par des bris dans la peau ou dans les muqueuses (membranes tapissant la bouche, les organes génitaux, l’anus, etc.). Ensuite, il infecte le nerf sensitif (nerf responsable de la sensation) dans la région affectée, va se loger dans le ganglion et peut dormir pendant une longue période (phase latente). Lorsqu’il se réveille (récidive), il se multiplie ou se reproduit et par la suite, voyage le long des fibres nerveuses jusqu’à la surface de la peau, où il crée des lésions telles que des boutons, des cloques ou des ulcères (voir ci-dessous).
Comment l'herpès se transmet-il ?
Le virus de l’herpès génital est transmis par les contacts sexuels. Ce n’est pas une infection qui se transmet par les ustensiles, les serviettes ou les savons – bien que ce soit une question fréquente. Le VHS peut se transmettre par simple contact de la peau (organes génitaux) ou par contact avec des sécrétions génitales contaminées. Ceci veut dire qu’il y a un risque associé à la pénétration sexuelle (vaginale, anale ou buccale), mais aussi à un contact direct sans pénétration. Une fois qu’on est exposé à ce virus, une période d’incubation de 2 à 20 jours s’ensuit avant le développement des premiers symptômes (infection initiale primaire). Selon de nombreuses études, la majorité des personnes infectées par l'herpès génital ignorent qu'elles le sont. En effet, la majorité des personnes infectées peuvent ne pas développer de symptômes, ou avoir des symptômes atypiques ou mineurs, ignorant ainsi qu'elles sont infectées.
Le moment le plus risqué de transmettre ou de contracter l’herpès génital est lorsque que vous ou votre partenaire infecté souffrez d’une crise d’herpès. Nous croyons que cette période à risque de transmission inclut les 12 à 24 heures précédant l’apparition visuelle des lésions de la peau (lorsque le virus se reproduit dans les cellules nerveuses). Plusieurs individus qui éprouvent des récidives d’herpès génital peuvent identifier le début d’une crise par leur « prodrome » (symptôme annonciateur d'une crise aiguë), qui peut comprendre des sensations neurologiques étranges, telles que des démangeaisons ou des engourdissements, dans la région où les lésions ont tendance à se localiser. Les risques de transmission commencent à partir de ce moment et persistent jusqu’à ce que les lésions soient complètement recouvertes d’une gale.
Les risques de transmission diminuent en l'absence de lésions, quoiqu’ils demeurent toujours présents. Dans le passé, nous avons cru à tort que s’il n’y avait pas de lésions sur la peau, il n’existait aucun risque de transmission. Des études ont démontré que les individus infectés par l’herpès génital peuvent en fait excréter le virus de l’herpès à travers la peau de façon occasionnelle, même sans éprouver de symptômes. Le taux d’excrétion asymptomatique peut varier considérablement d’une personne à l’autre, et d’une étude à l’autre. On soupçonne que cette excrétion se produit un jour sur dix… Évidemment, il est impossible de savoir quel jour (en dehors d’études cliniques). Cette situation s’avère particulièrement frustrante pour les patients et les couples qui vivent avec l’herpès (voir ci-dessous).
Il est donc important de se rappeler que si on est porteur de l'herpès buccal (les feux sauvages), ce qui est fréquent, on peut le transmettre lors de relations sexuelles oro-génitales.
Quels sont les symptômes de l’herpès ?
Un point particulièrement important lorsque l’on discute des symptômes associés à l’herpès est que l’herpès génital comprend une gamme très large de symptômes. Ceci veut dire qu’il peut se présenter très différemment d’une personne à une autre et même d’un épisode à l’autre chez la même personne. On peut décrire une crise d’herpès « classique » ou « typique » comme suit : une sensation initiale de picotements dans la région affectée, suivie de l’apparition d’une rougeur discrète et/ou d’une enflure au site de l’infection; ensuite vient le développement rapide (dans les heures ou les jours qui suivent) d’une grappe de vésicules (cloques remplies de liquide) qui sont très fragiles et se brisent, formant des petites ulcères ou des plaies sensibles ou douloureuses au toucher; en quelques jours, ces plaies se recouvrent d’une croûte et la peau se cicatrise. Du début à la fin, une récidive peut durer de quelques jours à quelques semaines. En moyenne, la plupart des récidives d’herpès génital durent environ 5 à 7 jours. Rappelez-vous que la majorité des personnes infectées peuvent ne pas développer de symptômes, ou avoir des symptômes atypiques ou mineurs, ignorant ainsi qu'elles sont infectées.
Quelle est la différence entre un premier épisode et une récidive ?
Comme votre médecin peut vous l'avoir expliqué, lorsque l’épisode initial d’herpès génital est symptomatique, il est fréquemment l’épisode le plus sévère que vous éprouverez. Lorsque votre organisme entre en contact avec le VHS pour la première fois, il y a non seulement une réaction immunitaire locale, mais aussi une réaction généralisée. Vous pouvez ressentir des symptômes constitutionnels incluant la fièvre, la fatigue, des nausées et/ou des vomissements, des douleurs ou raideurs musculaires, etc… Ceux-ci sont accompagnés par la séquence des lésions de la peau décrite précédemment et peuvent aussi être accompagnés par un gonflement des ganglions dans la région des aines. Ces ganglions peuvent être douloureux et sensibles au toucher.
Lorsqu’on parle de récidive de l’herpès génital, une personne éprouve généralement moins de symptômes et développe moins de lésions en comparaison avec la crise initiale. Il y a aussi rarement des ganglions enflés et des symptômes constitutionnels. Le temps entre le début de la crise et la guérison complète des lésions est habituellement plus court lors d'une récidive.
Comment l’herpès est-il diagnostiqué ?
Très souvent, un médecin expérimenté peut faire un diagnostic d’herpès génital à partir de l'historique et d’un examen visuel compatibles avec l’herpès. Il existe très peu de maladies génitales récurrentes. Lorsque les lésions herpétiques sont classiques, il devient difficile de les confondre avec d’autres maladies.
Lorsque possible, votre médecin pourra effectuer une culture des lésions herpétiques, dans le but de « confirmer » le diagnostic et de tenter de déterminer le type d’herpès, ainsi que le pronostic y étant associé.
La culture d’herpès est-elle douloureuse ?
Il faut dire que les lésions herpétiques peuvent être très sensibles au toucher, voire même douloureuses. Afin d’augmenter les chances d’avoir une culture positive pour l’herpès, votre médecin devra frotter légèrement la surface d’une des plaies. Heureusement le prélèvement s’exécute rapidement. Il faut compter environ 3 semaines pour obtenir le résultat d’une culture d’herpès. Une question fréquente est « pourquoi cela prend-il autant de temps avant de recevoir le résultat ? » La culture d’herpès demande que le virus pousse et soit identifié en laboratoire. Ceci est un processus que l’on ne peut pas accélérer.
Mes résultats sont négatifs ???
Un diagnostic d’herpès posé par un médecin, lorsqu'il est accompagné d’un résultat de culture négatif, peut plonger le patient dans un état de consternation bien compréhensible. Qu’est-ce que cela veut dire ? Il est important de souligner que le moment choisi pour identifier avec succès la présence ainsi que le type d’herpès est capital. Le plus haut taux de confirmation et d’identification s’obtient par une culture prélevée dans les 24 à 48 heures suivant immédiatement l’apparition des plaies herpétiques – c’est encore mieux si les lésions sont toujours intactes. Lorsque les cloques ont éclaté ou qu’elles sont présentes depuis plus de 48 heures, le taux de succès de la culture diminue considérablement. Tout dépend du moment ! Un résultat négatif en présence d’un diagnostic provenant d’un médecin n’exclut pas l’herpès – il n’est pas inhabituel de faire deux ou trois tentatives avant d’obtenir une confirmation.
Si vous croyez souffrir d’une crise d’herpès non-diagnostiquée, appelez pour obtenir un rendez-vous d’urgence ! Prenez soin d’indiquer la raison de votre appel – le moment choisi pour effectuer une culture est très important et le médecin fera tout en son pouvoir pour vous voir le plus rapidement possible !
La sérologie herpès différentielle : Une autre façon de diagnostiquer l'herpès
Parfois, un test sanguin spécial appelé une « sérologie différentielle » peut être offert dans le but de confirmer la présence et d'identifier le type de virus d’herpès. Des tests plus anciens sont disponibles, mais ne permettent pas de distinguer entre les infections par le VHS-1 ou le VHS-2. Ces tests sont disponibles depuis plusieurs années et sont seulement utiles lorsqu’ils sont négatifs. Nous avons maintenant à notre disposition de nouveaux tests sanguins pouvant identifier et différencier les deux types d’herpès. Après une infection initiale ou primaire, plusieurs semaines peuvent s'écouler avant que n’apparaissent les anticorps produits par votre organisme au contact du virus de l’herpès. Le moment choisi pour effectuer ces tests est important – parlez-en avec votre médecin. La sérologie d'herpès est utile dans certains cas :
- les patients qui ont des symptômes suggérant la possiblité d'un herpès genital mais qui pour différentes raisons ont de la difficulé à confirmer le diagnostic par une culture;
- les patients asymptomatiques mais préoccupés par l'herpès (femmes enceintes de partenaires atteints, personnes dont l'ex-partenaire est atteint(e) d'herpès, etc.
Rappelez vous que les tests usuels de dépistage des ITS n'incluent pas le test d'herpès et que ce dépistage n'est pas encore recommandé de façon routinière. Par contre, si vous êtes néanmoins préoccupé et que vous désirez la sérologie différentielle d'herpès (non payée par le système public), discutez-en avec votre médecin.
Comment traite-t-on l’herpès ?
Une partie difficile de notre travail comme médecin est de vous informer qu’il n’y a pas de remède qui guérisse l’infection causée par les virus de l’herpès. Alors que la recherche se poursuit dans le développement d’un vaccin pour prévenir l’infection et peut-être même mieux contrôler le virus dans votre organisme si vous êtes déjà infecté, nous sommes encore à plusieurs années de la commercialisation d’un produit efficace.
Les médicaments antiviraux se sont beaucoup améliorés au cours des dernières années et les nouveaux médicaments ont une meilleure posologie et sont mieux tolérés. Des médicaments tels que l’acyclovir (Zovirax), le valacyclovir (Valtrex) et le famcyclovir (Famvir) ont un effet significatif par leur habileté à diminuer la sévérité ainsi que la durée des symptômes de l’herpès. Les antiviraux (différents des antibiotiques) ont un effet positif incroyable sur la « qualité de vie » des personnes souffrant de l’herpès. Lorsqu’ils sont utilisés pour traiter les récidives, les médicaments sont pris par la voie orale pendant une période de 5 jours, les posologies pouvant varier. Ces médicaments peuvent parfois même prévenir les récidives de l’herpès génital.
L’approche suppressive de l’herpès implique la prise quotidienne d’un des trois antiviraux, supprimant ainsi avec efficacité l’habileté du virus à se multiplier, et par conséquent, de se réactiver… Ceci est une bonne nouvelle pour les personnes qui ont des récidives fréquentes ou sévères! Votre médecin vous parlera de cette possibilité si vous souffrez de plus de 6 récidives par année. Discutez avec votre médecin de l’histoire personnelle de vos crises d’herpès.
Nouveau!! Valtrex© pour le traitement de l’herpès génital
Pour le traitement d’un épisode initial d'herpès génital, la posologie habituelle de Valtrex© est de 1 000 mg par voie orale 2 fois par jour. Le traitement dure habituellement 10 jours.
Pour le traitement de l’herpès génital récurrent, la posologie habituelle de Valtrex© est de 500 mg par voie orale 2 fois par jour pendant 3 jours. Prenez une dose le matin et l’autre en soirée. Commencez à prendre Valtrex© aussitôt que se manifestent les signes avant-coureurs de récurrence. Vous pouvez ainsi prévenir la formation des vésicules.
Pour le traitement suppressif de l'herpès génital, la posologie habituelle de Valtrex© est de 1000 mg par voie orale 1 fois par jour. Si vous éprouvez 9 récurrences ou moins par année, votre médecin peut décider de vous prescrire une dose de 500 mg par voie orale 1 fois par jour. Vous devez prendre votre médicament tous les jours et respecter les directives de votre médecin.
Pour le traitement suppressif de l’herpès génital chez les patients infectés par le VIH ayant un nombre de cellules CD4 inférieur à 100 par ml, la posologie recommandée de Valtrex© est de 500 mg par voie orale 2 fois par jour.
L’herpès et la grossesse
L’herpès génital est assez fréquent… Environ 25 % de la population adulte serait infectée par le VHS. Donc, une crise d’herpès génital pourrait se produire durant la grossesse. Dans le cas d’une récidive, le risque de transmission de la mère à son bébé peut se produire lors de son passage dans le canal vaginal, au moment de l’accouchement. Le risque d’infection chez le nouveau-né demeure très faible, si aucune lésion active n’est détectée dans les jours ou les semaines précédant l’accouchement. Si des lésions sont présentes, votre médecin peut recommander une césarienne, afin de prévenir la transmission de l’herpès, qui peut provoquer une pneumonie sévère chez le nouveau-né. Ce phénomène est très rare et la plupart des femmes peuvent accoucher par la voie naturelle. Si une infection est soupçonnée, des médicaments antiviraux efficaces sont disponibles pour le traitement et la diminution des complications chez le nouveau-né.
Le risque d’une réactivation au moment de l’accouchement dépend également de l’histoire naturelle de votre herpès… Si vous avez peu souffert de récidives dans les mois ou les années avant votre grossesse et votre accouchement, alors les chances de souffrir d’une récidive au moment de l’accouchement sont très faibles. Les risques de transmission périnatale (autour de la naissance) sont plus élevés si l’herpès génital est acquis durant le dernier trimestre de la grossesse.
Parfois, votre médecin peut vous prescrire des médicaments antiviraux à prendre au cours de la grossesse. Ceci est assez rare durant les deux premiers trimestres de la grossesse. Votre obstétricien peut encourager la prise d’antiviraux durant le huitième et le neuvième mois de la grossesse, afin de prévenir une récidive et de diminuer le risque de la transmission asymptomatique au moment de la naissance.
Pour mettre l’infection herpétique du nouveau-né en perspective, environ 20 à 25 % des femmes enceintes sont séropositives pour l’herpès génital alors que moins de 0,1 % des bébés contractent l’infection. Des anticorps contre l’herpès sont transmis de la mère à l’enfant et sont en grande partie responsables du faible taux de transmission. Ces anticorps protecteurs sont transférés à travers le placenta vers la 28e semaine – ce qui veut dire que les bébés prématurés peuvent être plus à risque d’une infection à la naissance.
Il est très important que vous informiez votre gynécologue-obstétricien ou sage-femme de votre statut concernant l’herpès génital, pour qu’une prise en charge optimale puisse être effectuée.
Le premier épisode pourrait être le plus dangereux : Si le premier épisode d’herpès génital se produit au cours de la grossesse, le virus peut traverser le placenta et provoquer des complications sérieuses au foetus. Environ la moitié des foetus infectés sont à risque de développer des complications. Il est donc important, lors de la grossesse, de déterminer s’il s’agit bien d’un premier épisode ou d’une réactivation… Effectué promptement, un test sérologique peut nous informer si la crise est une infection initiale primaire (une nouvelle infection chez une personne n’ayant aucun anticorps contre le VHS-1 ni le VHS-2), une infection initiale non-primaire (une infection au VHS-2 chez une personne ayant déjà des anticorps contre le VHS-1), ou une récidive. Parlez-en à votre médecin – le moment choisi est la clé pour éclaircir cette situation.
La prévention est capitale !!
Votre partenaire est enceinte et vous avez l’herpès…
Si vous souffrez d’herpès buccal ou génital et que votre partenaire non-infectée est enceinte, il serait sage de prendre des précautions afin de ne pas le lui transmettre durant cette période particulière. Un test sanguin ou sérologique pourrait être considéré, pour évaluer le statut de votre partenaire, s’il est inconnu.
- Évitez les relations sexuelles durant une crise
- Utilisez des condoms pour les relations sexuelles
- Évitez le sexe oral si vous avez un feu sauvage
- Envisagez une thérapie antivirale suppressive, particulièrement durant le dernier trimestre
- Envisagez des alternatives aux relations sexuelles durant le dernier trimestre, telles que la masturbation mutuelle, les massages, les baisers, etc.
Comment puis-je éviter de transmettre l’herpès ?
- Discutez ouvertement avec votre nouveau partenaire sexuel des ITS et de l’herpès avant d’avoir des relations sexuelles !
- L'abstinence est la seule méthode sûre pour prévenir la transmission de l’herpès d’une personne à une autre
- Bien utiliser le condom (recouvrir toutes les régions infectées), et ce de façon systématique, représente un bon moyen de diminuer la transmission du virus de l’herpès, quoique le risque ne soit pas éliminé à 100 %. L’utilisation du condom à long terme dans une relation monogame stable, demeure une décision qui doit être prise au niveau du couple
- Évitez les relations sexuelles en présence de lésions
- Utilisez une thérapie suppressive (voir ci-dessus la section sur le traitement). Une étude importante publiée récemment a démontré que lorsqu’une personne infectée par l’herpès maintenait une suppression avec une dose quotidienne de valacyclovir (Valtrex), elle pouvait diminuer la transmission d’une infection herpétique symptomatique par plus de 50 %. Ceci est une nouvelle très intéressante!
Comment annoncer à son partenaire qu’on est atteint de l’herpès ?
Il n’y a pas de réponse simple et facile à cette question. Parfois, il sera nécessaire d’avoir recours à l’aide professionnelle d’un expert ou d’un sexologue pour vous préparer à la révélation, particulièrement s'il s'agit de votre première fois. Il est très important d’informer vos partenaires sexuels.
Il est aussi important de réaliser que l’éducation est la première étape. Il est primordial de bien comprendre l’histoire naturelle de l’infection, afin d’éliminer les mystères et les mythes associés à l’herpès. Il faut pouvoir répondre à toutes les questions que votre nouveau partenaire pourrait avoir. Les points clés à mentionner sont la fréquence de l’infection dans la population générale (25 %) et sa similitude avec les feux sauvages (herpès buccal).
Rappellez-vous que la majorité de la population est atteinte de l'herpès buccal.
Il est également important que vous acceptiez votre infection. Si vous êtes encore incapable de vivre avec l’herpès, ce sera difficile pour vous d'en parler aisément avec un nouveau partenaire potentiel. Une approche calme, directe et ouverte aidera souvent à générer la discussion. La peur de l’herpès prend souvent racine dans votre propre ignorance de l’herpès, ou dans l'ignorance de votre partenaire. Vous pouvez suggérer une consultation conjointe avec votre médecin, pour parler librement dans un environnement stable – ceci pourra aider à rassurer votre partenaire. Assurez-vous que la discussion ait lieu dans un lieu calme, retiré où il y a le moins de distractions possibles.
Le moment choisi est très important… Ne l'annoncez pas juste après une relation sexuelle ! De même, si vous avez l'intention d'annoncer votre infection d’herpès juste avant d’avoir des relations sexuelles, ce n’est probablement pas le meilleur moment non plus, car vous pouvez « oublier » dans le feu de l’action. Développer une relation avant d’avoir des contacts sexuels et discuter d’herpès avant de devenir intime est normalement la meilleure approche.
Votre nouveau partenaire vous surprendra peut-être avec la même nouvelle – l’herpès est assez fréquent ! Dans l’éventualité d’une réaction négative ou très émotive, rappelez-vous que votre première réaction était sans doute spontanée et émotive. Il pourrait s'écouler quelque temps avant que votre partenaire ne digère cette nouvelle, et apprenne à composer avec cette situation. Donnez-lui le temps et l’espace nécessaires. Vous ne pouvez pas vous retransmettre l'herpès si vous en êtes tous deux atteints.
Qui est à risque de contracter l’herpès génital ?
- Les personnes qui ont plusieurs partenaires sexuels
- Les personnes dont les partenaires sexuels ont plusieurs partenaires sexuels
- Les personnes n’utilisant pas de condoms
- Les personnes ayant une histoire antérieure d’autres ITS
Comment puis-je éviter de contracter l’herpès ?
- En vous abstenant de pratiquer le sexe oral passif si votre partenaire a un feu sauvage
- En évitant les relations sexuelles si votre partenaire souffre d’une crise d’herpès génital
- En évitant les relations sexuelles si votre partenaire a des bosses, des plaies, des picotements, des brûlements ou une éruption cutanée non diagnostiquée dans la région génito-anale
- Pour les femmes, envisager le port du condom en tout temps, car celui-ci aide à diminuer le risque de transmission de l’herpès de l’homme à la femme
Quelles sont les nouveautés ?
Une étude importante publiée récemment a démontré qu’une suppression virale avec une dose quotidienne de valacyclovir (Valtrex) pouvait diminuer la transmission d’une infection herpétique symptomatique par plus de 50 %. Même si cela représente un résultat significatif, il est nécessaire de poursuivre les recherches dans ce domaine.
Les recherches d'un vaccin ont démontré récemment que les vaccins préventifs contre l’herpès étaient efficaces à diminuer par 70 % la transmission de l’infection aux femmes qui n’avaient ni l’herpès buccal, ni l’herpès génital, alors qu’il n’y avait aucun bénéfice chez les hommes (on cherche encore les raisons de cette divergence). La prochaine étape est de recruter 7 500 femmes (négatives pour les VHS-1 et 2) qui sont en relation stable avec un partenaire (positif pour le VHS-2). Renseignez-vous auprès de votre médecin.
Liens et références
- Alliance internationale pour l’herpès
- Cas déclarés et taux de ITS à déclaration obligatoire
- Centre de ressources et d'intervention en santé et sexualité (CRISS) (514) 855-8991. Services offerts: Information, femmes, groupes mixtes hétérosexuel, ligne info-sida ITSS, mères.
-
Español-Herpes - Hoja informativa de los CDC
Español-Enfermedades de transmisión sexualDepartamento de Salud y Servicios Humanos
- Groupes de soutien sur l’herpès au Canada
- Ligne d’écoute et d’information sur les ITS (514) 855-8995
- Numéros de téléphone provinciaux et territoriaux des lignes secours des ITS/VIH/sida
- Ressources pour les patients – Forum international sur la prise en charge de l’herpès



